Les choix des élus
doivent être respectés

Faisant suite à la réunion publique de début octobre, le Conseil municipal a porté un avis sur l’avenir de la coopération intercommunale en Essonne, en examinant le Schéma départemental présenté par Monsieur le Préfet.

En premier lieu, l’assemblée communale a regretté le caractère totalement insuffisant de la concertation. Le calendrier “à marche forcée“, imposé par la loi, a empêché la confrontation et la production d’analyses indispensables pour
développer des intercommunalités de projets.

À nos yeux, la future carte de l’intercommunalité doit répondre à des logiques de bassin de vie, à des cohérences territoriales et à des projets partagés. En outre, il est impératif de rejeter toute idée de compétition entre les regroupements
communaux, toute organisation territoriale qui conduirait à accroître les inégalités entre les habitants et les territoires.

La coopération intercommunale doit viser à réduire les inégalités territoriales en terme de transports, de logement, d’environnement ou encore de développement économique.

C’est pourquoi, le Conseil municipal, tout en prenant acte du statuquo proposé par le Préfet
pour la Communauté de Communes du Pays de Limours, s’est prononcé pour la mise en
place d’une réflexion prospective permettant d’envisager le développement d’intercommunalités
de projets à partir du pôle stratégique de l’OIN du Plateau de Saclay, et capables de
créer des dynamiques et des passerelles avec les territoires voisins.

Ensuite, l’assemblée communale a rappelé son attachement au principe constitutionnel de
“libre administration des communes“, aux services publics de proximité et au maintien des
lieux de décisions au plus près des concitoyens. En ce sens, les collectivités territoriales doivent
avoir les moyens de développer les politiques pour lesquelles elles ont été démocratiquement
élues.

C’est pourquoi il est vital de mettre un terme à l’asphyxie financière qu’elles subissent. Il est
urgent que s’instaure un nouveau pacte de confiance et de solidarité entre l’Etat et les collectivités
locales garantissant leur autonomie, notamment grâce à des ressources dynamiques
en lieu et place de dotations figées.

Enfin, comme tous les élus locaux, nous sommes opposés à tout choix, tout projet qui
nous serait imposé contre notre avis. Ainsi, nous avons donné un avis défavorable au
regroupement avec d’autres Syndicats d’eau potable, du Syndicat intercommunal qui dessert
les hameaux de Launay Maréchaux et du Coudray car aucune simulation financière sérieuse
ne vient démontrer que le prix de l’eau ne serait pas en augmentation.

Pour la même raison nous avons émis des conditions très fermes pour le regroupement des
Syndicats de rivières : Prédecelle, Remarde aval et Orge amont.

Nos constats et nos exigences rejoignent celles de très nombreux élus du département.
Monsieur le Préfet doit les entendre en décidant de poursuivre la concertation au-delà des
délais prévus et dans tous les cas en respectant leurs choix.

C’est la position que je continuerai de défendre au sein de la Commission départementale
de coopération intercommunale en charge de ce projet.

Bernard VERA
Maire de Briis-sous-Forges